LEWART

Rappeur bruxellois d'origine marocaine, leWart est âgé de 28 ans et a grandi à Forest. Il écrit depuis plus de dix ans et ses influences vont du rap américain à la variété française, en passant par la musique classique, la musique arabe et la soul. Côté rap français, leWart s’inspire tant des anciens que de la new school : Sniper, Fonky Family, Booba en passant par Maes, Niro, Soolking, Lacrim, etc.



Ses premiers freestyles postés sur Youtube dépassent vite les milliers de vues. De Balade à Sous l'Eau en passant par C'est Sérieux, Bitcoin et Vida, le travail audiovisuel est flagrant. Après Materazzi (en feat avec Oscar) il sort Toujours Plus. Le son est ambiançant, la prod est carrée et le message est clair. leWart sait ce qu'il veut et ce qu'il a à faire. Le clip, tourné en Suisse, est filmé sur la route et lors de son passage au Festival du Bout des Cîmes.



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Pourquoi leWart ?

« Ça vient de mon nom de famille en fait, Ouartassi, je viens d'un village qui s'appelle Ouartass au Maroc. Et donc dans le quartier on nous appelle chacun leWart, mes frères aussi. Ça date depuis mes oncles en fait, donc voilà, leWart. »


Raconte nous en quelques mots ton parcours dans le rap.

« Je fais de la musique depuis que j'ai 14 piges, j'ai toujours été dans le son. J'ai trois grands frères, et depuis que je suis petit j'écoute du son, français surtout. Y avait pas vraiment d'artistes belges qu'on suivait, on écoutait surtout les Français. En 2008 j'ai rencontré un gars qui faisait du rap, Jok'r, je l'accompagnais au studio et ça m'a donné envie d'en faire aussi. Il m'a motivé et j'ai commencé à écrire. Bien plus tard, en 2016, j'ai commencé à bosser avec Sima (ingé son chez BBM), et en 2018 je suis parti en studio enregistrer tous mes sons. Là on a une vingtaine de titres. »


© Caroline Lessire



Qu'est-ce qui te passionne le plus entre l'écriture et la musique ?

« Je suis un passionné de musique en vrai, j'écris quand j'ai de l'inspi, quand la mélodie me parle. Ça peut partir dans plein de directions, j'ai un esprit assez créatif. Mais j'aime bien écrire, j'aime mettre des liens qu'on n’entend pas directement mais qu'on peut comprendre si on lit bien le texte. Y a des messages cachés si tu veux.


Quelles sont tes inspirations ?

« Musicalement c'est beaucoup les anciens, Booba aussi. C'est quelqu'un qui a beaucoup fait, qui a toujours été là. Mais en vrai de vrai si on parle d'inspiration, mes proches surtout. Mes trois grands frères m'ont beaucoup inspiré, mon père aussi. Dans ma vie et dans ma musique mon entourage c'est ma force. »


Tu as attendu longtemps avant de sortir tes sons, c'était stratégique?

« Là ça fait trois ans que j'enregistre en studio et un peu plus d'un an que je publie mes vidéos. On avait assez de morceaux pour commencer, je voulais pas commencer et que mon public doive m'attendre, ou que je sois pas carré dans ce que je fais. On avance de manière évolutive en fait, que ce soit dans l'audio ou dans le visuel on apporte toujours une étape en plus. Aujourd'hui je sais ce que je dois faire. J'ai un peu d'avance dans le sens où j'ai des cartouches, j'ai mes morceaux de prêt. Je sais quand tout doit sortir. Puis j'ai un projet derrière, y a plein de trucs. Je prépare déjà la suite en fait.»



Ça t'es déjà arrivé de ne plus être en phase avec un son au moment de sa sortie ?

« Ça peut arriver mais c'est très rare, parce que quand c'est ambiançant c'est ambiançant tu vois ? Ma signature reste ma signature. »


Y a une date de prévue pour ton premier album ?

« On espère le sortir en 2022. En attendant on lance single par single, mois par mois on espère sortir un clip, y en aura onze au total. Faut d'abord te faire un public quand tu débutes, et après seulement tu sors un vrai projet, un vrai album. »


On sent que c'est important pour toi l'état d'esprit.

« Bien sûr. Moi je sais où je vais, je sais d'où je viens. Je sais ce que je dois faire. Après les meilleures choses prennent du temps, mais même si ça marche pas tout de suite ça ne veut pas dire que tout est joué. Et surtout il faut travailler y a pas de secret. Ces trois dernières années y a eu des heures de taf c'est même pas calculable. Et c'était que le début on continue de bosser, là on bosse la conception et le tournage des clips. »



Tu as engagé quelqu'un pour tourner tes clips ?

« Tout ce qu'on a fait avant Vida, on l'a fait nous-mêmes. On a beaucoup improvisé, c'était du taf de dingue mais en vrai on est fier du résultat. Depuis Vida on travaille avec une équipe et maintenant on crée en collectif. On arrive avec nos idées et on se concerte. »


Qu'espère-tu pour l'avenir ?

« J'aimerais vivre de ma musique, de ma passion. Musicalement parlant j'aimerais faire beaucoup de scènes, collaborer avec d'autres artistes. Ce n'est pas forcément la notoriété qui m'intéresse, mais qu'on reconnaisse ma musique c'est quelque chose qui me tient à cœur. Et j'aimerais mettre la lumière sur le quartier, sur ma ville. On le fait pas que pour nous en fait. Y en a beaucoup qui le font que pour eux-mêmes, nous on le fait pas que pour nous et je pense qu' y a moyen de faire beaucoup de choses. Mon public s'agrandit petit à petit, y a l'équipe d'Artistory qui me suit, les contacts qui se créent, tout ça c'est encourageant. »



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